Bidikia Blog

Le blog trop cool de Benoît Stella

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Pour rappel, cet article fait partie de la série sur ma veille technologique à propos des tablets PC. Le premier servant d’introduction peut se retrouver ici et le dernier traitant des tendances du marché est accessible par là. Sans transition nous enchaînons sur quelques aspects technologiques bons à connaître.

Aspects technologiques

Moyens d’interactions

Les moyens d’interactions avec un tablet PC peuvent globalement être réunis en 4 catégories :

  • Le stylet : Premier moyen d’interaction historique, il correspond à une sorte de stylo et joue sur cette similarité pour les interactions possibles avec lui. Il peut en outre disposer de boutons pour faire défiler les actions possibles ou accéder à certaines fonctionnalités.
  • Le doigt : Moyen d’interaction des plus simples s’il en est, au moins dans le principe d’utilisation général. Il suffit de toucher l’écran avec le bout de son doigt pour interagir.
  • le simple-touch : Désigne les technologies touch où seule une interaction à la fois peut-être correctement interprété.
  • le multi-touch : Possibilité de cumuler les interactions simultanées de type touch, et surtout d’interpréter les combinaisons de celles-ci pour augmenter le champs des interactions possibles.


Types d’écrans

Ces moyens d’interactions ne sont possibles que grâce aux technologies dont disposent les écrans sensibles. Sans chercher à être exhaustif, les principaux types d’écrans sont :

  • résistifs : la surface sensible est formée de deux plaques, une de verre et une de plastique, espacée d’un léger espace qu’une pression de doigt ou de stylet peut combler. Les plaques étant conductrices, le courant passe au niveau de la jonction ce qui donne la position du contact.
  • thermorésistifs : la chaleur du doigt est détectée par un réseau de senseurs à infrarouges. Il existe des stylets « chauds » pour utilisation sur ces écrans, mais il s’agit alors plus d’une émulation de doigt que d’un usage répandu ;
  • capacitifs : l’écran dispose d’un champ de charges que le doigt ou le stylet perturbe à son contact, ce que l’écran détecte. A noter que le contact n’est pas forcément nécessaire pour cette technologie, un survol proche peut suffire ;
  • à reconnaissance d’efforts : autrement dit l’écran reconnaît la pression qu’on lui exerce grâce à des jauges de contraintes disposées sur l’ensemble de la surface sensible ;
  • à interférences d’ondes : une figure d’interférence est crée sur la surface de l’écran par ondes sonores ou infrarouges, et la perturbation engendrée par le touch dans la figure d’interférence peut-être interprétée (calculée) en termes de coordonnées sur l’écran.

Outre ces types d’écrans généraux, parmi ceux spécifiques à un usage avec stylet nous pouvons citer :

  • les électromagnétiques : de deux sous-types, stylet passif : la surface sensible émet un champ électromagnétique, et des circuits dans le stylet émettent un champ en réponse de par l’action du courant induit. La surface passe alors en mode réception et peut interpréter le champ réponse pour déterminer la position du stylet. Ce type d’écrans existent aussi avec le stylet servant d’émetteur (stylet actif), le tablet PC ne fonctionnant alors qu’en mode réception ;
  • les optiques : une micro-caméra est placée au bout du stylet, et une reconnaissance de motif entre l’image transmise et l’image sur l’écran permet de reconnaître la position du stylet.

A noter que ces types d’écrans ne sont pas exclusifs, par exemple les capteurs de pressions sont souvent utilisés en plus d’un autre type d’écran.

Types d’interactions

Nous arrivons enfin aux types d’interactions à proprement parler, à savoir ce qu’on peut faire avec nos doigts et nos stylets sur des tablets PC.

Du Pointage/Localisation

Première interaction disponible avec d’abord le stylet puis le doigt, basiquement il s’agit d’émuler une souris en vue d’en remplacer l’usage. Au niveau interaction la seule différence entre les deux périphériques est que la souris fournit des coordonnées relatives à l’ordinateur (déplacement dans une direction) alors que le stylet fournit sa position absolue sur la surface sensible (et donc par extension sur l’écran).

De la reconnaissance d’écriture

Permet de manière native ou suite à un apprentissage d’interpréter une encre électronique (une suite ordonnée de pointages).

Ce mode co-existe souvent avec le pointage simple et le distingo dépend de la zone ou du contexte (comme dans les exemples ci-contre). Le contexte peut par exemple être modifié par utilisation de boutons sur le stylet ou en formant une figure spécifique sur l’écran.

A noter également que cette reconnaissance d’écriture (dite online) utilisant l’encre électronique s’oppose à la reconnaissance dite offline qui ne prend pas avantage de l’ordre et de la manière d’écrire comme peut le faire la méthode online, mais correspond simplement à de la reconnaissance de caractères.


De la manipulation directe

Cette interaction correspond à une sur-couche d’implémentation de réactions au pointage. Elle permet entre autres de déplacer, tourner, agrandir/rétrécir des objets considérés comme des entités graphiques dont les propriétés de réactions au pointage sont spécifiques.

En clair les entités affichées à l’écran peuvent réagir de manière analogue à un objet réel ou suivant un paradigme bien défini en vue d’une manipulation plus simple et plus intuitive. Vous pouvez déplacer ce qui apparaît comme un bout de papier à l’écran comme un tout et vous pouvez le pousser ou le faire tourner comme vous pourriez le faire avec un bout de papier sur votre table (si elle n’est pas trop encombrée pour le faire).

Cette interaction qui est au cœur des innovations actuelles en matière de recherche bénéficie avantageusement de la détection d’autres informations comme la vitesse, l’orientation, la pression pour étendre encore plus les possibilités de ce type d’interactions. En outre c’est sur elle que les travaux sur le multi-touch et les interactions conjointes stylet/doigt sont les plus importantes.

De la reconnaissance de gestes

Prolongation de la reconnaissance de l’écriture, pour interpréter des symboles « quelconques », à savoir autre que l’usage calligraphique classique, pour l’utilisation de caractères spéciaux et même pour des symboles définis par l’utilisateur.

En plus de cela cette reconnaissance permet de gérer avec touch des actions de commandes plus facilement, et limite ainsi le recours à des boutons virtuels ou sur la coque du tablet PC pour le pilotage (typiquement navigation dans l’OS et opérations sur des fichiers) de l’ordinateur.

Savoir prendre avantage des capteurs d’inclinaisons

Il ne s’agit d’ailleurs pas à proprement parlé de capteurs mais de détecteurs.

Pour pouvoir utiliser cette fonction la surface sensible doit pouvoir considérer un touch (de doigt ou de stylet à pointe « large ») comme une tache et non un simple point. En outre il faut espérer que la tache ne soit pas symétrique pour pouvoir l’orienter correctement (ce qui est le cas pour une empreinte de doigt si celui-ci n’est pas complètement écrasé sur l’écran mais forme un angle).

Si ces conditions sont remplies il est alors possible de suivre l’inclinaison du touch et de s’en servir par exemple en coopération avec la manipulation directe.


Nous voilà arrivé au terme de notre voyage à travers les aspects technologiques, si vous voulez maintenant bien me suivre pour découvrir les tendances du marché des tablets PC, c’est par ici que ça se passe.

Et non toujours pas la suite de mes aventures au Danemark, mais de quoi ravir mes amis amateurs de nouvelles technologies et espérons-le mon tuteur. Voici ci-dessous mon rapport de veille technologique, comprendre par ce terme barbare le résultat de l’étude d’un pan des innovations et des voies de recherche et d’expansion à propos d’un domaine technologique bien ciblé.

Ici comme vous l’aurez compris avec le titre il sera question de tablets PC, en terme de ce qui se fait actuellement et de ce vers quoi tend ce marché.

Sommairement le rapport suivra la même démarche que la présentation orale du 17 mars 2010 dont les transparents sont disponibles au format pptx ici avec en bonus un script activeX (merci à XVI pour m’avoir fournit ledit script) pour encapsuler les pages web directement dans la présentation (à lancer une fois la présentation chargée dans Powerpoint) . D’ailleurs vous pourrez récupérer le script pour vos propres présentations, c’est sacrément utile et ça rajoute un petit côté pro (quand ça marche bien).

Définitions

Tablet PC

Un Tablet PC est un ordinateur mobile se présentant sous la forme d’une tablette (dont il tire son nom) et muni d’un écran stylo-compatible (c’est-à-dire reconnaissant la présence et au moins la position d’un stylo sur sa surface sensible). A cette définition que nous devons à Bill Gates lorsqu’il a popularisé le terme de Tablet PC lors du Comdex 2001 et qui reste la définition de référence pour Microsoft, d’autres acceptent de définir un Tablet PC comme étant tactile uniquement (possibilité de le piloter au doigt).

Types de Tablet PC

Le Tablet se décline en plusieurs types de Tablet PC, chacun ayant ses spécificités.

Hp TouchSmart TX2z

Hp TouchSmart TX2z

Apple IPad

Apple IPad


Microsoft Courier

Microsoft Courier

Lenovo IdeaPad U1

Lenovo IdeaPad U1


  • Le Convertible est semblable à un ordinateur portable classique à première vue et peut s’utiliser comme tel, mais dispose d’un écran capable de pivoter sur le lien entre l’écran et le reste de l’ordinateur, couvrant alors le clavier et donnant véritablement un aspect de tablette. Les composants fonctionnels du convertible sont dans la partie inférieure de l’ordinateur (avec le clavier donc).
  • L’ardoise (ou slate en anglais) est au contraire un écran tout équipé. Il dispose uniquement de l’interface sensible et renferme en son sein les composants fonctionnels. Bien souvent tout de même il dispose de boutons de contrôle autour de l’interface sensible pour faciliter l’utilisation du slate.
  • Le Booklet PC, qui se présente comme une sorte de double slate, et qui se manipule comme un livre.
  • L’hybride, qui est sommairement un convertible dont l’écran peut se détacher et fonctionner en autonomie (comme un slate).

Les convertibles et les slates sont les deux types majoritaires de tablet PC, les deux autres tendent ou prétendent à percer prochainement. En dehors de ces quatre types il existe toutes sortes de variantes, par exemple des simili-convertibles dont les composants fonctionnels sont avec l’écran, des slates dont un clavier peut s’y adjoindre que cela soit sans lien physique ou de manière analogue à l’hybride sans qu’il n’y ait de composants fonctionnels dans la partie avec le clavier, etc..

Dispositifs similaires

Maintenant que nous savons globalement ce qu’est un tablet PC, écartons ce qui n’en est pas un.

  • Les PDA (Personal Digital Assistant) : la taille varie et l’utilisation de même. Un PDA a la taille d’un téléphone portable et est plus orienté bloc-notes/agenda que ne l’est un tablet PC (qui lui sera par opposition plus orienté prise de notes et d’un usage plus ponctuel qu’un PDA). En outre les problématiques de composants et de gestion de l’alimentation ne sont pas les mêmes de par cette différence de temps d’utilisation et de taille.
  • Les tablettes graphiques : l’aspect et la taille sont similaires, mais il ne s’agit ici que d’un périphérique informatique et ne dispose en commun avec un tablet PC que de l’interface sensible (et pour certaines de l’écran).
  • Microsoft Surface : le terme tablette serait ici réducteur vu les dimensions de cette table interactive. Outre cette différence évidente les technologies mises en jeu ne sont pas les même (pour la reconnaissance tactile comme pour les composants fonctionnels), et cela se ressent par une nette différence de prix (de l’ordre de 10.000€ pour Surface, contre quelques centaines d’euros pour un tablet PC). En outre l’usage se veut collaboratif, par opposition à l’usage personnel d’un tablet PC.

Cela clôt la première partie de ce rapport, suivez les liens pour les aspects technologiques et pour les tendances du marché.