Bidikia Blog

Le blog trop cool de Benoît Stella

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Voici enfin venir la présentation de ma nouvelle antre. Préparez-vous à un déferlement de tendresse, de surprises, d’allégresse, de minorités ethniques, de Godt Brød, et de retouches photos un peu grossières.

Vidéo du jour : Cleverman
Musique du jour : Stacey Kent – Ces Petits Riens

Rappelons tout d’abord que je vis au Svend Vonveds vej 7 dans København Sud, dans ce qu’il convient d’appeler la Beach Maison.

La Beach Maison

La Beach Maison


Cette maison comporte deux étages formant deux habitations séparées, dont nous autres occupons le rez-de-chaussée. Ce dernier est plutôt grand, et vu qu’il faut y caser mes six colocs en plus de moi ce n’est pas plus mal (d’ailleurs je tiens à rectifier une erreur préalable, je n’ai que six colocs et non pas huit). Petite présentation des personnes en présence :

- le hongrois et la hongkongaise : ce sont les premières personnes que j’ai croisé en arrivant à la coloc, ils sont en couple et partagent la même grande chambre. Ils sont venus ensemble de Dublin jusqu’ici pour fuir la situation dans le pays et pour trouver du travail, lui avec sa formation de mécanicien et elle en tant que traductrice. Ils sont vraiment très sympa et c’est avec eux que j’ai le plus d’affinités pour le moment ;

- le bulgare : aîné de la coloc avec ses presque 40 ans (les autres étant entre 25 et 30 ans), il est un personnage tout à fait intéressant. Actuellement cuisinier car il s’agit en son sens du travail manuel le plus simple à faire, il dit avoir raté ses études par bêtise et souhaite rebondir et monter sa propre entreprise pour réussir son rêve : gagner beaucoup d’argent sans rien n’avoir à faire. Très versatile, très à cheval sur la vaisselle et sur ses affaires, il est également très arrêté sur certaines idées, notamment géopolitiques concernant la place de la Bulgarie dans le monde et l’échec imminent de l’Europe. Cela étant il est loin d’être idiot et plutôt que de rejeter en bloc ce qu’il a à dire il peut être une bonne chose de considérer ce point de vue certes très particulier ;

- les deux indiens : encore un lui et un elle, qui sont ici dans la même université que moi (l’ITU), elle pour un projet humanitaire, lui pour des geekeries similaires aux miennes. Elle travaille sur un dossier sur les handicapés, visant à améliorer leur niveau de vie au sein de Copenhague. Il s’agit d’un projet pluri-disciplinaire avec aussi bien des humanitaires sans compétences techniques et des experts spécialisés. Lui est fan d’informatique et de photographie, et même s’il possède un Nikon c’est très plaisant d’avoir quelqu’un qui partage ces intérêts au sein de la maison. En outre les deux sont très ouverts à la conversation, ce qui permet de découvrir pas mal de choses sur leurs cultures ;

- le chinois : hey oui j’ai encore un chinois de coloc en ce moment, mais plus pour très longtemps. Celui-ci de même que les indiens s’en vont dans deux semaines, après quoi je prendrais la chambre de l’indienne et d’autres arriveront sans doute. Si je remplis d’infos annexes le topo sur le chinois, c’est simplement que je ne sais rien sur lui, il est très timide et je n’ai jamais entendu le son de sa voix. Pour avoir demandé aux autres s’il était toujours aussi renfermé il m’ont répondu qu’il était bizarre. J’essayerais de lui parler ce week-end, en espérant tomber sur un créneau où il n’est pas enfermé dans sa chambre sans ouvrir quand on frappe à sa porte.

Voilà pour mes colocs. Ils sont jeunes même si légèrement plus âgés que les personnes que je fréquentais habituellement, ouverts aux échanges et m’ont tous très bien accueillis. En outre comme nous venons tous d’une culture et d’un pays différent ça fait très auberge espagnole, j’aime beaucoup.

Pour ce qui est des locaux en eux-même, voici la cuisine :

Oh le beau four

Oh le beau four

Ah on voit mieux le four comme ça

Ah on voit mieux le four comme ça


Comme vous pouvez le voir elle est bien grande et elle dispose de suffisamment de plans de travail pour laisser s’exprimer son art culinaire. Le problème cependant c’est de trouver les ingrédients pour s’exprimer, mais nous y reviendrons dans un autre article.

Concernant ma chambre, il était convenu à la base que je n’ai qu’un matelas et rien d’autre, et bien voilà mon royaume :

Mon lit/penderie/bureau

Mon lit/penderie/bureau

C'est exact, j'ai un mini-balcon aussi

C'est exact, j'ai un mini-balcon aussi

Mon ouverture sur le monde

Mon ouverture sur le monde

Mon ouverture sur notre monde

Mon ouverture sur notre monde


Pour l’instant je suis donc plus en mode camping sur un mois que vraiment installé, d’autant que le lit même si je suis très content de l’avoir n’est pas terrible (trop mou) et c’est avec un bonheur à chaque matin renouvelé que je me réveille avec des courbatures.

M’enfin bon, cela ne saurait ternir ma bonne humeur surtout quand je découvre des plaisirs de la vie danoise, j’ai nommé :

Le Godt Brød, cuit au four sous différentes conditions

Le Godt Brød, cuit au four sous différentes conditions

et le Solbær light

et le Solbær light


On trouve du très bon pain (et du très bon fromage) au Danemark, et le Godt Brød en fait partie. Sommairement il s’agit d’un hybride entre un pain pita et un pain de mie que l’on aurait voulu mettre sous la forme d’un oreiller. J’aime beaucoup et cela se marie très bien avec du Brie, ou du Nutella.

Le Solbær light. Outre l’appellation light que l’on retrouve sur nombre de boissons ici (sans doute par opposition aux boissons alcoolisées), j’imagine que Solbær doit avoir un lien sémantique avec le cassis, parce que ce n’est rien de plus que du jus de cassis et que c’est ‘achement bon. D’ailleurs sachez que ça fait bientôt trois semaines que je n’ai plus bu une goutte de soda, cela sans même m’en rendre compte et sans avoir fait le choix d’arrêter ce genre de boisson (il faut vite que je reprenne mes mauvaises habitudes moi).

On continue notre tour d’horizon avec la grande nouveauté dans ma vie (outre une coupure quasi-totale de mon ancien monde), à savoir mon nouveau mode de déplacement :

Un homme, un vélo, un escalier

Un homme, un vélo, un escalier

Remarquez l'état du changeur de vitesse

Remarquez l'état du changeur de vitesse

La bête

La bête


Il ne s’agit pour l’instant que d’un prêt (du hongrois, qui a une série de pièces pouvant former des vélos si on les assemble) et bientôt je devrais obtenir ma propre bête, avec une selle qui ne me fera plus ressentir à chaque instant l’existence de mon séant. En attendant j’utilise ce vélo pour aller au travail mais aussi pour parcourir la ville durant mon temps de loisir ou pour faire les courses.

La Pacmobile me manque, mais elle n’aurait pas eu sa place dans cette ville où les voies les plus fréquentées dans le centre-ville sont celles pour vélo, et où ceux-ci inondent les places durant la journée par leurs stationnements sauvages.

Voilà pour mon petit nid à København Sud, bien entendu je vous tiendrais au courant quand je changerais de chambre et d’une partie des colocs dans deux semaines. En attendant, petit teaser sur le prochain article (oui il n’y a pas encore assez de photos comme ça) :

Oh mais voilà une clef USB bien étrange

Oh mais voilà une clef USB bien étrange

Il arrive parfois dans la vie un moment où vos habitudes se trouvent ébranlées de manière aussi inattendue que brutale, que votre petit monde rassurant et protecteur explose et que vous vous retrouviez nu face au cruel et impitoyable inconnu.

Alors même que vous pensiez pouvoir apporter les solutions bien connues à des problèmes usuels, vous réalisez alors que cela est devenu totalement impossible et il faut alors, bon gré mal gré, vous résigner à faire ce choix qui prône sans doute parmi les plus courants et pourtant qui demeure le plus difficile à faire : l’abandon ou la poursuite de ses idéaux à l’aveugle.

Bien sûr la résignation est tentante, bien souvent lorsque ce choix s’offre à nous telle une évidence, notre combat pour nos convictions est déjà bien entamé et le désir de poursuivre ce dernier est largement contrebalancé par la remise en question de l’importance même de ces convictions, la fatigue induite par la bataille, et la peur dont nous oppresse l’inconnu.

Bien souvent de même poursuivre ce combat signifie le poursuivre seul, ceux qui étaient assez fou pour vous suivre jusque là ne peuvent cautionner plus avant vos actions audacieuses, et c’est alors que l’emprise maligne de l’inconnu sur votre psyché se fait plus forte encore.

Je l’avoue, il m’est arrivé parfois de succomber à l’appel de l’inconnu et de lui concéder la victoire, mais aujourd’hui je m’y refuse, quitte à employer des moyens démesurés j’irais jusqu’au bout du voyage et je verrais alors ce qui m’y attend.

Je n’espère pas que le résultat sera brillant aux premiers abords, après tout je pense que personne ne peut prédire ce qu’il risque d’arriver tant qu’il n’aura pas essayé lui-même (et même dans ce cas, la reproductibilité me paraît douteuse par rapport à la grande variabilité des évènements qui peuvent survenir), mais je pense sincèrement que le jeu en vaut la chandelle, surtout que je ne suis pas allé aussi loin pour simplement abandonner maintenant.

Allez je me lance, certains penseront que je suis devenu subitement fou, d’autres peut-être que je suis un génie, certains me verront comme un rêveur idéaliste et d’autres encore que la folie a toujours été présente en moi.

Miam miam

Miam miam


Quoi qu’il en soit, je vous souhaite un bon appétit les enfants.

Un bien couteau pour une bien petite boîte

Un bien grand couteau pour une bien petite boîte

Une victoire à savourer avec un cure-dent

Une victoire à savourer avec un cure-dent

Bientôt le départ pour le Danemark, l’heure est venue d’ouvrir ce blog.

Je ne sais pas encore ce que va me réserver ce voyage, mais ce qui est certain c’est que nombre de choses vont changer. Comme le veut la coutume à la naissance d’un blog une petite présentation ne fait pas de mal :

  • Nom : Benoît Stella
  • Âge : 23 ans
  • Intérêts : Les sciences, les arts, les gens

 
Inutile de développer plus avant, pour l’heure si vous êtes ici c’est que vous me connaissez déjà (ou alors mes réglages en terme de SEO sont vraiment très efficaces), cet article est surtout un prétexte pour diffuser en dehors de Facebook ma nouvelle tête :

Ma nouvelle tête

Ma nouvelle tête

Espérons que cette tête aura le succès qu’elle mérite dans les contrées froides qu’elle va arpenter d’ici 3 petits jours.

Pour ce qui est du blog même si j’ai été tenté par l’installation de tout un tas de gadgets j’ai essayé de rester sobre autant que je puisse m’y résoudre. Nous avons donc parmi les fonctionnalités de ce blog :

  • Un lien direct vers mes profils Twitter et Facebook à droite, que je vous invite à suivre ;
  • Possibilité de vous syndiquer à ce blog via son flux RSS ou par mail, toujours dans le menu de droite ;
  • Enregistrement possible sur ce blog via entre autres ses comptes Facebook, Google ou Yahoo! ;
  • Archivage mensuel des articles sous forme d’un calendrier dynamique ;
  • Un nuage de tag un peu funky plus pour faire joli qu’autre chose ;
  • Des liens sous chaque article pour partager à travers le monde ceux qui vous parlent (pas celui-là j’imagine mais espérons que ça viendra) ;
  • Inscription aux commentaires d’un article, si vous voulez suivre une polémique particulière sans en perdre une miette ;
  • Les commentaires récents classés par articles pour gagner en lisibilité ;
  • Des liens vers les catégories d’articles pour éviter de lire mes geekeries ;
  • Et enfin une sélection des blogs de mes camarades, que je vous invite à lire.

 
Il reste encore pas mal de boulot pour finir l’interface comme je l’entends et pour définir correctement la ligne éditoriale mais il faut bien savoir sauter le pas un jour ou l’autre non ?