Bidikia Blog

Le blog trop cool de Benoît Stella

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Je sais que vous vous plaignez de la cascade d’articles qui s’accumulent tous les jours sur ce blog.  Y en a trop, ça va trop vite, y a trop de matière, on n’a pas le temps de tout bien assimiler. Soit, je comprends. Mais je ne peux pas m’empêcher de poster un dernier article avant une petite pause (vous la méritez bien). Mon exposé sur les escargots n’est pas terminé, la tragédie grecque est dans le même état que le compte en banque de BP, je vais donc me contenter de publier un florilège de poèmes (rassurez-vous, ce sera court).

Ce sont des poèmes d’amour. Souvent assez bâclés, mais j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur etc. Bon la mise en page chie un peu, mais j’ai la flemme de m’en occuper, vous ferez de l’ordre par vous-même (ou sinon le lutin maître des lieux va user de ses pouvoirs cosmiques phénoménaux).

À une indifférente

Ô toi dont je n’agrémente les rêveries
Toi qui négliges de répondre à mes avances
Es-tu bien certaine que ton indifférence
S’appuie sur des raisons suffisamment mûries ?

Peut-être dans ta distraction – que je chéris -
N’as-tu mesuré de toute ta pertinence
Ni le charme anodin de ma sobre élégance
Ni la tendresse de mes humbles traits d’esprit

Il serait dommage de manquer l’occasion
D’être heureux par bête défaut d’obstination !
Si la concomitance de nos sentiments

N’est pas encore éclatante au première regard,
N’en sois pas moins assurée qu’à tous les égards
Je désire être pour toi un époux charmant.

La fontaine du village

C’était une fontaine fraîche et accueillante
Où les gars du village aimaient à s’abreuver.
On venait s’asseoir sur le rebord et rêver
Face aux troubles reflets de la mare ondoyante.

Aussi généreuse pour le père et le fils,
Le sage et le crétin, l’honnête et le fieffé,
Elle offrait son eau claire à tous les assoiffés;
C’est la vie qui coulait de son large orifice.

Ami qui cherches la source pure et secrète,
Pourquoi ne pas délaisser ta stérile quête
Pour tremper, un instant, penché sur la margelle,

Tes lèvres au creux d’une modeste fontaine ?
Songes-y, au détour de ta route incertaine,
Quand résonnera le chant de l’eau qui ruisselle.

L’espoir

Chaque mot que tu eus la grâce d’écrire
Dans ton dernier courrier, je l’ai lu mille fois.
Subtile, tu insinues – si je ne me fourvoie -
Que nous deux avons ensemble quelque avenir.
 

Cette nuit, dans un songe, tu m’as effleuré
Avec la délicatesse d’une princesse.
N’est-ce pas un signe flagrant, ô allégresse,
Que tu es enfin disposée à m’adorer ?

Je distingue dans les doux replis des nuages
Les reflets sereins de ton sourire enivrant.
La Nature m’envoie là un message évident
Et mon cœur bondit devant un si beau présage.

Ah, j’ai accumulé tant d’indices formels
Depuis près d’un an que bientôt, j’en suis certain,
Nous nous éveillerons de concert, au matin,
Comblés l’un et l’autre d’un bonheur éternel.

Une histoire d’amour qui ne dégouline pas de bons sentiments

Tu m’inondes de sentiments
Mais pas seulement
Tu m’asperges d’amabilités
De ton intimité
Et tu me noies sous des torrents
De jus de hareng
À présent, la chose est certaine :
À regrets, je rends mon anneau
Et je déclare : femme-fontaine,
Je ne boirai plus de ton eau.

 

Et enfin, je ne pouvais conclure sans une œuvre du maître de ces lieux (je passe sur le titre qui pourrait étonner les petits yeux des plus jeunes lecteurs (et lectrices) de ce blog) :

Ô toi,
toi qui est si grande,
arrête donc de pendre,
et suis mon émoi.

Ne vois-tu pas cette traînée,
cette fille au regard songeur,
qui empreinte de douceur,
cherche à se faire pénétrer ?

Bien sûr que non,
tu es aveugle,
mais de grâce évite que je ne meugle,
lorsque tu finiras dans un fion.

Salut les enfants, aujourd’hui ne va pas être un gros article vu que je n’ai malheureusement pas masse de temps à consacrer à mon blog (mais ça reviendra vite, ne vous inquiétez pas).

En attendant, je vous soumets au vote un mystère que je cherche présentement à résoudre, le mystère du lait volé.

Mes anciens colocs ne savent que trop bien que le lait est quelque chose d’important dans ma vie, presque aussi important que l’amour ou l’accomplissement de soi. Toujours est-il qu’un malandrin tape dans mes réserves de lait depuis mon arrivée ici et j’en ai aujourd’hui la preuve.

En effet, non content de taper dedans et d’en arriver à une fin prématurée de mes briques de lait, voilà que l’unique brique restante m’appartenant dans le frigo (et qui était bien fermée ce matin) se trouve magiquement ouverte ce soir et à moitié vide (ou pleine, mais c’est le moitié vide qui m’embête pour l’heure).

Bref comme vous connaissez sommairement mes colocs avec la petite présentation du dernier article, je vous laisse choisir en votre âme et conscience qui selon vous est le suspect le plus probable.

Édit du 28 avril 2010 : Pour découvrir la solution à ce mystère, c’est par là.

Il arrive parfois dans la vie un moment où vos habitudes se trouvent ébranlées de manière aussi inattendue que brutale, que votre petit monde rassurant et protecteur explose et que vous vous retrouviez nu face au cruel et impitoyable inconnu.

Alors même que vous pensiez pouvoir apporter les solutions bien connues à des problèmes usuels, vous réalisez alors que cela est devenu totalement impossible et il faut alors, bon gré mal gré, vous résigner à faire ce choix qui prône sans doute parmi les plus courants et pourtant qui demeure le plus difficile à faire : l’abandon ou la poursuite de ses idéaux à l’aveugle.

Bien sûr la résignation est tentante, bien souvent lorsque ce choix s’offre à nous telle une évidence, notre combat pour nos convictions est déjà bien entamé et le désir de poursuivre ce dernier est largement contrebalancé par la remise en question de l’importance même de ces convictions, la fatigue induite par la bataille, et la peur dont nous oppresse l’inconnu.

Bien souvent de même poursuivre ce combat signifie le poursuivre seul, ceux qui étaient assez fou pour vous suivre jusque là ne peuvent cautionner plus avant vos actions audacieuses, et c’est alors que l’emprise maligne de l’inconnu sur votre psyché se fait plus forte encore.

Je l’avoue, il m’est arrivé parfois de succomber à l’appel de l’inconnu et de lui concéder la victoire, mais aujourd’hui je m’y refuse, quitte à employer des moyens démesurés j’irais jusqu’au bout du voyage et je verrais alors ce qui m’y attend.

Je n’espère pas que le résultat sera brillant aux premiers abords, après tout je pense que personne ne peut prédire ce qu’il risque d’arriver tant qu’il n’aura pas essayé lui-même (et même dans ce cas, la reproductibilité me paraît douteuse par rapport à la grande variabilité des évènements qui peuvent survenir), mais je pense sincèrement que le jeu en vaut la chandelle, surtout que je ne suis pas allé aussi loin pour simplement abandonner maintenant.

Allez je me lance, certains penseront que je suis devenu subitement fou, d’autres peut-être que je suis un génie, certains me verront comme un rêveur idéaliste et d’autres encore que la folie a toujours été présente en moi.

Miam miam

Miam miam


Quoi qu’il en soit, je vous souhaite un bon appétit les enfants.

Un bien couteau pour une bien petite boîte

Un bien grand couteau pour une bien petite boîte

Une victoire à savourer avec un cure-dent

Une victoire à savourer avec un cure-dent