Bidikia Blog

Le blog trop cool de Benoît Stella

Yop yop !

Hey oui le blog se meurt un peu dernièrement, je ne prends pas forcément le temps de le chouchouter. Pourtant je ne l’oublie pas pour autant, tout comme je ne vous oublie pas, vous mon public adoré que j’aime. Mais avec la fin du stage et les différents devoirs administratifs, moraux, et scolaires à remplir en très peu de temps, ça réduit la fenêtre temporelle pour pondre un article sympa.

Après cela ne m’empêche pas de faire un petit article plutôt funky avec plein de choses dedans qui n’ont rien à voir entre elles.

La découverte du jour

Des gens semblent vivre au bureau. Ou du moins semblent prendre les toilettes (mixtes) de l’étage du département recherche de l’ITU pour un étendoir à lingerie intime (et douteuse). Je vous laisse juger par vous-même.

Plan classique du je-me-prends-en-tof-aux-chiottes-avec-mon-phone

Plan classique du je-me-prends-en-tof-aux-chiottes-avec-mon-phone

Close-up du boxer de mes rêves

Close-up du boxer de mes rêves


Le site pour danser comme un pro

Eh oui il existe, je l’ai même testé pour vous. Ce sont des suédois qui l’ont mis au point, et il est juste excellent. Outre y mettre votre trombine, vous pouvez changer le corps de votre avatar (ou celui de votre victime) et passer du mode automatique à un mode manuel bras/jambes pour laisser libre cours à votre imagination et votre sensibilité artistique.

  • le site : fuldans.se (cliquer en haut à gauche pour personnaliser votre personnage) ;
  • votre serviteur : BdK dansar fuldans. Får inte missas! (oui je suis irrésistible sans lunettes et en costard, c’est pour ça que j’évite de l’être trop souvent).

Bidikia Photo abandonne le rose !

Hey oui, bon ça pique encore les yeux mais on avance : http://bidikia.fr/photo/. Vous remarquerez au passage que les catégories se multiplient, et on arrive à Mars 2009 désormais côté Centrale.

Maïca fait la vaisselle

Maïca fait la vaisselle

Des vidéos pour les geeks

Pour les fans de StarCraft 2

Si vous ne le connaissez pas, je vous invite à découvrir le site StarcraftArena. Outre sa très bonne communauté et les tournois que le site organise, c’est le repaire de deux de mes commentateurs de parties préférés : HDStarcraft et Husky.

HD est de loin le meilleur commentateur que je connaisse jusqu’à présent, très pro, agréable à écouter, quelques petits délires en mode pince-sans-rire, bref du très bon. En outre il a commenté des parties parmi les plus grandioses qu’on ait eu l’occasion de voir.

HDStarcraft commentant une partie de l’excellent Dimaga :

Husky en mode complètement crevé qui commente à 5h du mat (pour les connaisseurs, c’est la partie avec pylo the pylon) :

Pour les fans de Modern Warfare/Metal Gear Solid

Une série de vidéos très bien réalisées par Beat Down Boogie nommée Modern War Gear Solid, mêlant les deux univers. Ci-dessous les deux actes disponibles pour le moment, après quoi je vous invite à découvrir le blog des auteurs, qui regorgent d’autres vidéos/news sympa.

Il y a de l’humour, de l’action, de la poitrine d’Alena Koch, et des moyens impressionnants pour du semi-amateur. Ah, et c’est tourné avec un Canon 7D. :-P

Bientôt dans tous vos Bidikia Blog

  • Un article sur Inception !
  • Une réflexion sur l’amitié et l’amouuuuuuuuuuur (que je vais essayer de faire pas trop relou, parce que bon, hein) ;
  • mon bilan sur la coloc danoise ;
  • pareil pour mon stage (après une petite introduction) ;
  • la fantastique, que dis-je, l’épique, ascension des sommets du Danemark ;
  • une nouvelle chronique de WS (avouez que ça vous manquait) ;
  • et pour finir, un nouvel invité est actuellement en mission spéciale en orient et prépare avec minutie un article qui va déboîter (sur) les bridés. Stay Tuned!

Le test de la vérité intérieure

Comme je ne voulais pas vous laisser ainsi, pour ceux qui sont arrivés jusqu’ici je vous invite à faire le test de l’association des exorcistes de France. Apparemment c’est un test très sérieux issu d’une tradition séculaire, même si les possibilités de réponses sont un peu vagues.

Après l’avoir compléter très sérieusement (sic), voici le démon qui me possède possiblement :

MIITAKK
Miitakk est le démon de la fatuité et de la paresse. Les personnes possédées par Miitakk tendent à ne plus fournir le moindre effort, peu importe les sollicitations. Sans exorcisme, ces personnes risquent donc de souffrir d’atrophies de certains muscles, d’ulcères de pression ou tous autres maux causés par l’immobilité. Signes distinctifs : Une personne possédée par Miitakk apparaîtra comme catatonique et ne répondra que très rarement lorsque vous lui parlerez. D’autre part, elle aura une sensation de brûlure si vous lui faites toucher de l’eau froide.

Hum, pourquoi je l’avais senti venir celle-là ?

Salut les jeunes, ça va bien ?

Article plutôt court et clairement geek destiné à ceux d’entre vous qui ont Gmail. J’imagine que vous n’avez pas pu louper le fait que l’ensemble de la charte graphique a été revu, y compris le logo. Dans le principe pourquoi pas, mais le logo est vraiment trop petit maintenant et ça m’a donné des boutons toute la journée (et non vous n’aurez pas de photo).

Mais rendez-moi mon logo !

Heureusement grâce à mes pouvoirs cosmiques phénoménaux (et greasemonkey, qu’il vous faudra installer pour profiter de ce qui suit) je vous propose deux scripts histoire de ne plus avoir à subir ça :

Le premier script sert juste à revenir à l’ancien logo, le second permet d’en mettre un autre de votre choix. Je ne peux que vous conseiller le second, mais libre à vous de choisir. ;-)
Il faut savoir qu’ils sont incompatibles entre eux également, mais vous pouvez tout à fait installer les deux et n’en activer qu’un à la fois.

J’espère qu’avec ça vous aurez de nouveau grand plaisir à utiliser Gmail, et à très bientôt sur Bidikia Blog.

Petit bonus sponsorisé par Bidikia, quelques logos rien que pour vous :

Gmail

Gmail

Gmail stach

Gmail stach

Stach

Stach



Une fois votre Gmail customisé, voici ce que ça donne :

Nouveau logo inchangé

Nouveau logo inchangé

Logo perso Gmail_stach

Logo perso Gmail_stach



Sur ce je retourne à mes mails, il paraît que j’en ai encore quelques milliers à lire…

Ouverture de la catégorie Réflexions, catégorie hautement intellectuelle comme vous allez le comprendre, avec le sujet choc : Pokémon, ou comment rendre son gamin psychotique.

Musiques d’ambiances :
Pokemon remix (Remix du générique TV italien)
Vs Champion Remix (Thème de combat version speed metal)

Lorsque l’on pense à Pokémon, à quoi pense-t-on en premier lieu ?

Pikachu

Pikachu

Carapuce

Carapuce

Mélofée

Mélofée


C’est exact, on pense à des bestioles tout à fait mignonnes (Kawaii! ^_^) que l’on aimerait tellement avoir en vrai pour les cajoler, bichonner, chouchouter, bisouter tout partout, câliner, bisouner, … (°.°?) enfin vous voyez l’idée.

Jusque là nous sommes d’accord pour dire que Pokémon c’est cool, et que ça ne diffère pas dans le principe des masses de ces monstres imaginaires mimi tout plein que sont les Télétubbies, les barbapapa, et Casimir. Là où ça change c’est sur ce qu’on en fait de ces braves monstres.

Pokémon nous place dans un univers où les humains et les pokémons coexistent, les humains ayant tout un tas de structures pour soigner et s’occuper de ces derniers.

Très bien, parfait, je vais pouvoir gambader dans la nature et faire une farandole avec mes amis les Pokémons alors ?
Non mon jeune enfant, ton objectif dans la vie est d’aller emmerder dans les hautes herbes, les grottes et les forêts des Pokémons sauvages, de les capturer en les emprisonnant dans une boîte sphérique de quelques centimètres de diamètre (quel que soit la taille initiale du bestiau), et de les obliger à combattre contre leurs semblables jusqu’à la fin de leur vie. Et bien entendu comme si ça n’était pas suffisant tu vas tout faire pour transformer tes Pokémons tout mimi en affreuses créatures pour qu’elles puissent mieux te servir.

Mais c’est horrible, pourquoi tant de cruauté ? Je ne veux pas jouer à un tel jeu !
Ne soit pas sot mon enfant, tu en meurs d’envie et tu le sais, parce que tu as vu les publicités qui mettent en avant la kawaiiitude des Pokémons, et que tu ne vois pas d’un mauvais œil toute la dimension maltraitance et asservissement d’animaux. Tu chantes attraper les tous en cœur, et tu améliores la force et les techniques de ton équipe de choc (qui font partie des plus chanceux de tes Pokémons, les autres se faisant juste chier dans leurs Pokéballs (les boîtes sphériques en question) en attendant que tu leur trouves un intérêt ou qu’un idiot veuille t’échanger un Rattatac contre un Électhor) pour vaincre cette raclure de Régis, qui en fait est juste comme toi, à part qu’il se la raconte un peu plus.

Finalement, après des heures à parcourir l’ensemble de Kanto (oui je suis un vieux moi, les Pokémons shiney ça ne me parle pas :-P ), tu as sûrement réussi par capturer tous les types de Pokémons, y compris les espèces rares et uniques, et le plus triste là dedans c’est que tu en es fier.

C’est cool toussa, mais en quoi ça rend nos gamins psychotiques ?

Hey bien quand tu as fait de ton gamin un chasseur habile de Pokémons, qu’il n’a aucune considération pour la protection des Pokémons sauvages dans leur habitat naturel, qu’il n’a pas d’états d’âme en les laissant pourrir dans des Pokéball qui sentent le renfermé, et que tout ce qui lui importe c’est de faire une machine de guerre à partir d’un poisson ridicule, comment crois-tu qu’il va réagir quand tu vas lui inculquer le respect de la faune et de la nature ? Au moins un bon vieux FPS tu sais que c’est de la violence gratuite, mais c’est clair, alors que là on ne pense pas directement à mal quand tu fais jouer Pokémon à ta progéniture.

Non mais tu craques, un gamin sait faire la différence !

Moui, normalement il sait la faire (suivant l’âge et jusqu’à un certain niveau). Cela étant tu admettras que le principe de Pokémon, quand on y réfléchit, est tout de même horrible et que laisser son boud’chou y jouer sans gardes-fous relève d’une certaine inconscience parentale.

Tu me fais bien rire de toute manière, tu joues au papa mais tu n’as pas d’enfants.

Certes, mais depuis Pokémon Rouge je ne peux plus m’empêcher de jeter des Pokéballs aux pigeons que je croise. Alors que bon, essayer de faire combattre un pigeon, c’est très con comme idée.

Euh… ok. Et sinon t’en as d’autres comme ça à nous raconter ?

Je pourrais partir en croisade contre l’aspect évolutionniste de Pokémon, les références sataniques et autres blasphèmes, mais jouer au membre de Familles de France indigné suffit pour ne pas être en sus un intégriste religieux.

Fair enough, et sinon la catégorie mylife ?

Non parce que vous venez à la base pour que je vous raconte ma vie ? Oh comme c’est touchant, bon je vais essayer de faire un effort pour disons… la fin de la semaine ?

Alter ego has quit MSBraiN at 17h09 UTC.

Bonus : Vous ne me croyez pas quand je vous dis que Pokémon peut ravager vos enfants ? Hey bien regardez cette vidéo alors : Heavy Metal Pokémon?.

Oui, un gamin qui a joué à Pokémon, ça fume et ça sature des microphones. Horrible je vous dit.

Sans plus tarder voici l’article qui va introduire l’une des nouvelles catégories du blog. J’aurais pu tout aussi bien le nommer À découvrir : Les insultes danoises, mais où aurait été la classe et l’originalité là dedans ?

Le premier constat que vous feriez si vous vous amusiez à chercher sur le net (en commençant très modestement par une recherche google) est que les insultes danoises ne sont vraiment pas faciles à trouver, contrairement aux allemandes ou aux italiennes pour ne citer qu’elles. Cela pourrait s’expliquer assez simplement par rapport au fait que le danois est très honnêtement une langue assez anecdotique et sauf pour les danois et ceux qui aiment apprendre/étudier des langues étranges, elle n’a pas très grand intérêt.

Cette considération étant exprimée, et avec l’assurance qu’elle est partiellement exacte, il faut savoir également que le peuple danois est un peuple qui jure très peu (du moins par rapport à nos échelles de valeurs, nous autres sanguins issus de la culture latine). Le florilège d’insultes à la française que l’on exporte dans de belles tirades au cinéma américain ne trouve malheureusement pas un écho chez nos camarades danois. Cela ne les empêche pas de se montrer désagréables ou cassants s’ils le souhaitent, simplement le sarcasme original tirant parti du contexte obtient leur préférence sur un juron ou une expression toute faîte.

Enfin bon, ils ont aussi leurs gros dégoutants, et heureusement pour cet article.

Les expressions typiquement danoises

Envers les idiots :

Les incontournables :

  • Du er godt nok underfrankeret.
    Tu fais un assez bon affranchissement. (!)
    (Le sens littéral n’est pas forcément très compréhensible, cela étant suite aux remarques éclairées de la marmotte et Christian Duffau, un rapprochement avec l’expression française « t’es timbré » ou l’ancien tarif dit « lent » rend moins étrange l’idiome à nos yeux. Au passage il s’agit bien d’un affranchissement postal, et traiter quelqu’un de underfrankeret est synonyme d’idiot/abruti.)
  • Du er ikke den skarpeste kniv i skuffen.
    Tu n’es pas le couteau le plus aiguisé du tiroir.
  • Du burde forlange dine skolepenge tilbage.
    Tu devrais demander le remboursement de tes frais scolaires.
    (S’emploie plus quand quelqu’un a compris de travers le sujet d’une discussion que pour une bêtise « classique ».)

Les autres :

  • Hvis min mave var lige så tom som dit hoved, så var jeg for længst død af sult.
    Si mon estomac était vide comme la tête, ça fait depuis longtemps que je serais mort de faim.
  • Din dumhed overgås kun af din manglende evne til at skjule den.
    Ta stupidité est seulement dépassée par ton incapacité à la cacher.
  • Da gud uddelte intelligens, var du vist på toilettet?
    Et quand Dieu distribua l’intelligence, est-ce qu’on t’as montré les toilettes ?
    (Ma préférée. <3)
  • Hvis din hjerne var uld, ville der ikke en gang nok til at strikke en navlevarmer.
    Si ton esprit était en laine, il n’y aurait même pas assez pour tricoter une chaussette.
  • Du har ikke pladsmangel på øverste etage.
    Tu ne dois plus avoir de place à l’étage du dessus.
  • Du er slet ikke så dum, som de andre siger ; du er faktisk dummere.
    Vous n’êtes pas aussi bête que les autres le disent ; vous l’êtes tellement plus.
    (Et bim !)

Envers les laids :

  • Dine tænder er som stjernerne, så gule og langt fra hinanden.
    Tes dents sont comme les étoiles, si jaune et éloignées.
  • Det er da utroligt, så lidt du sveder, så tyk som du er.
    C’est incroyable de voir comment tu transpires aussi peu, aussi épais que tu sois.
    (Dédicace particulière au Club Gros de Centrale Lyon, je vous kiffe.)
  • Du har lige så meget udstråling som en 100w pære, der er slukket.
    Tu as autant de charisme qu’une ampoule 100W, éteinte.
  • Med det mellemrum du har mellem tænderne, ligner du altså en mønttelefon.
    Avec l’espace que tu as entre tes dents, on croirait voir une cabine téléphonique.
    (Qui sont par ailleurs très design au Danemark.)
  • Jeg glemmer aldrig et ansigt, men i dit tilfælde vil jeg gøre en undtagelse.
    Je n’oublie jamais un visage, mais dans ton cas je vais faire une exception.

En vrac :

  • Måtte du få syv døtre og kun et badeværelse.
    Puisses-tu avoir sept filles et une unique douche.
    (La traduction ne rend pas toute sa force à l’expression, mais il s’agit d’une insulte puissante envers quelqu’un de vraiment propre sur lui.)
  • Hvis nogen havde fortalt mig, at jeg ville møde dig i dag, var jeg blevet i min seng.
    Si quelqu’un m’avait dit que j’allais vous rencontrer aujourd’hui, je serais resté dans mon lit.
  • Hvis du også kan stå på bagbenene, så giver jeg en hundekiks.
    Si tu arrives à tenir sur tes pattes arrières, je te donne un biscuit pour chiens.
    (Pour les gens bourrés et/ou pour les idiots, suivant le contexte.)

Les jurons typiquement danois

Bien que peu nombreux, leurs jurons sont plutôt marrants, jugez plutôt.

Les jurons en for :

Le style de juron que tu imagines bien être déclamé avec un poing vengeur et le regard tourné vers le ciel. L’équivalent danois de phrases comme « Par ma barbe ! », « Par Toutatis ! », ou encore « Par les saintes couilles poilues d’Odin ! » (oui elles sont poilues). Bien évidemment suivant ce qui est invoqué ce n’est pas le même niveau de grossièreté qui est obtenu.

  • For Søren! Par Søren !
    (Prénom masculin des plus charmant, fut celui de Kierkegaard.)
  • For pokker! Par mes couilles !
    (Correspond plus au « merde » français ou au damn anglais dans l’usage cependant.)
  • For fanden! Par les enfers !
    (Reste très correct encore, ne choquera personne dans la rue.)
  • For helvede! Par l’enfer !
    (Helvede étant le terme courant pour désigner l’enfer. Ce juron commence enfin à creuser le registre familier.)
  • For Satan! Par Satan !
    (Oui le gars avec le bouc qui possède le lieu susnommé.)

Nous remarquerons au passage que les danois étant des chrétiens (évangélistes luthériens pour la plupart, nous y reviendrons) très croyants, l’enfer puis le chef des lieux représentent ce qui se fait de mieux pour jurer.

Les jurons idiomatiques :

  • Pik ansjos Bite aux anchois
    (Et bon appétit bien sûr.)
  • Røv og nøgler! Du cul et des clefs !
    (Hum, cul, clefs, mais que cela peut-il bien vouloir dire ?)
  • Pis og papir! De la pisse et du papier !
    (Oui, ils ne doivent pas avoir de place à l’étage ces danois.)
  • Halv svensker Demi-suédois
    (Insulte à l’encontre des habitants de Bornholm, île entre le DK et la Suède, mais qui s’est étendu depuis.)
  • Fjeld abe Singe des montagnes
    (Le point culminant du DK est à 170m, autant dire que c’est plat. Insulte visant les autres scandinaves, qui eux ont de majestueuses montagnes, et ainsi entretenir une saine camaraderie entre voisins.)

Les insultes universelles :

Parce qu’il est illusoire de prétendre connaître un minimum une langue sans savoir traiter une femme de salope, voici de quoi vous satisfaire.

  • Brûle en enfer : Brænd I helvede
  • Va mourir, abruti ! : Dø nu narrøv!
  • Je vais te tuer ! : Jeg slår dig ihjel!
  • Dégage ! : Fuck af!
  • Boucle la ! : Hold kæft!
  • Pour l’amour de Dieu ! (ou pas) : For fanden da også!
  • Je n’en ai rien à cirer : Jeg er pisse ligeglad
  • Salope (chienne) : Kælling
  • Pute : Luder
  • Vieux connard : Gamle stodder
  • Abruti : Dum
  • Trou du cul : Røvhul
  • Mauvais coup (au lit) : Billige knald
  • Gay ! : Bøsse!

Le mot de la fin

Comme je ne sais pas lequel choisir, je laisse cela à votre discrétion parmi le choix suivant :

  • Insultes : Fornærmelser
  • Bite : Pik
  • Ta bite : Din pik
  • Chatte : Fisse
  • Couilles : Pokker
  • Cul : Røv

En vous souhaitant un excellent retour à la vie internetique normale, et en espérant ne pas vous avoir trop choqué (il s’agit simplement d’en apprendre plus sur une culture étrangère après tout), je vous fais plein de bisous, chastes et distingués.

Sources : Matias B., Marcus C., Aslak J., ainsi que les sites sweetrats.dk et insults.net.

Salut les enfants, bah alors vous étiez où ? Vous m’avez manqué ! Bon alors il paraîtrait que je me sois absenté durant 3 mois presque jour pour jour du blog. Je ne vais pas le nier, c’est tout à fait exact. Cela étant j’ai une très bonne excuse : j’ai sombré dans l’univers désocialisant des MMORPG… Pas crédible ? Trop crédible ? Non rassurez-vous ce n’est pas vrai, même si j’ai eu ma première expérience de MMORPG durant ce laps de temps (ce qui fera l’objet d’un futur article).

Non en vrai ce que j’ai fait est très simple et malheureusement trop fréquent chez moi : j’ai procrastiné la mise à jour du blog. Non pas que je n’avais plus rien de trop fun à raconter, mais vous savez ce que c’est de s’amuser comme un fou et d’oublier le monde autour. Je vais essayer que cela n’arrive plus néanmoins, même si bon 3 mois d’absence sur 5 mois au Danemark bah stun peu con comme on dit. Un grand merci à Wang Su pour avoir assuré l’intérim du mieux qu’il a pu.

Vidéo du jour : Drawing on water
Musique du jour : Dusty Springfield – The Windmills of Your Mind

Malheureusement le moment du récit de mes aventures n’est pas encore venu, j’ai une tonne de choses à faire pour très très urgemment (et bien entendu c’est ce moment là que je choisis pour donner quelques nouvelles par ici). Allez on va faire ça rapidement, mais ça va vous plaire.

Côté danois

Encore plus moche après 3 mois

Encore plus moche après 3 mois

Le jeu des in/out dans la coloc continue gentiment, les indiens que je n’ai pas pu vous présenter ne sont plus là, c’est l’expectative terrible de savoir comment seront les nouveaux. Mon bulgare est chauve et n’a plus de lait à voler vu que je le garde au boulot, mouhahahahahahaha. Enfin petite surprise qui fait énormément plaisir : une roumaine est arrivée à la coloc, très sympathique elle a en plus un travail dans une boulangerie/pizzeria. Vous me direz c’est cool pour elle mais tu t’en tapes dans le fond. Eh bien oui mais pas complètement : elle ramène les surplus de la journée à la coloc. Et ça les enfants c’est quand même divin quand tu es expat et que le bon pain te manque affreusement. Bon j’ai fini depuis longtemps les fromages qu’une amie m’a ramené il y a un mois qui auraient pu se marier avec ledit pain, mais il faut savoir ne pas être trop gourmand (je vous ai dit que le cuisinier de la boulangerie/pizzeria était français ? :-D ).

Pour l’université, mon chef n’est plus là depuis un mois, il revient demain (outch) et de même pour beaucoup d’autres, c’est donc super calme avec la moitié des collègues et l’ensemble des étudiants en moins. En outre le RU est fermé et ô drame infâme les paniers de fruits ne sont plus là (mais si les paniers de fruits, souvenez-vous quand je vous ai raconté ma vie à l’ITU. Hum hum).

Côté voyage

La Suède, c'est froid

La Suède, c'est froid

La vie est chère au Danemark, l’avantage c’est que le salaire va avec. Ainsi voyager les weekends est tout à fait envisageable, et quand je ne suis pas dans une nouvelle ville du Danemark j’arpente la Suède ou file du côté de Berlin (je vous raconterai tout ça, promis).

J’ai pas mal de visiteurs également, ce qui fait bien plaisir et que je remercie énormément. Du coup j’ai ralenti ma découverte de Copenhague pour pouvoir la découvrir par parties avec eux, et je dois avouer que c’est assez marrant de procéder ainsi (le mec qui gère sa ville d’accueil c’est d’un cliché).

Côté Bidikia Blog

Histoire de dynamiser ce pauvre blog qui suffoque, deux nouvelles catégories vont naître : Réfléxions et À découvrir. La première sera mon défouloir sur l’ensemble des sujets métaphysiques ou bassement terre-à-terre sur lesquels je me fais des réflexions que je trouverais suffisamment intéressantes pour vous les soumettre, la seconde servira à vous faire partager le dernier album de musique qui m’a plu, mon auteur de SF préféré, ou le dernier site funky sur lequel je suis tombé.

En outre le blog est passé sous WordPress 3.0, ce qui ne change rien pour vous mais qui ne fut pas simple à faire. Ah et on peut liker mes articles maintenant. Oui c’est de la fonctionnalité à la con, mais si on n’aide pas un peu Facebook à conquérir le monde qui le fera ?.

Côté Bidikia

Le site principal fait peau neuve et commence à se peupler en pages à contenu (par exemple la très jolie page de Contacts/Présence en ligne). En outre il passe sous HTML5 (W3C compliant), ce que j’essayerais de faire pour le blog aussi si j’en trouve la force et le temps.

Ma tête en 3D

Ma tête en 3D

J’en profite pour faire un appel aux maîtres (maîtresses ? Poke Tûtie) de CSS, je n’arrive pas à fixer mon footer (bas de page pour les francophiles) tout en ce qui n’empiète pas sur le contenu supérieur. En clair j’aimerais qu’il occupe une position bien définie en bas de la page de navigation (genre 4 em au dessus du bas de la page) et que si le contenu se presse contre lui (résolution réduite) alors il se fasse pousser par celui-ci. Je ferai un dessin pour m’exprimer plus clairement d’ici quelques jours. Il y a aussi la tête de la page de contacts que j’aimerais contraindre dans un div central également, si vous avez des idées là-dessus je suis preneur.

Côté Bidikia Photo

Ma première muse

Ma première muse

La section photo se remplit enfin, pas forcément avec ce que vous attendiez en priorité mais c’est ainsi. Vous pourrez y trouver mes premières photos « semi-pro », datant de décembre 2008.

Il y aura un classement thématique, une sélection des meilleures photos à mon sens, et un classement chronologique. Au passage tant que je suis dans les appels à l’aide, si quelqu’un connaît ou carrément peut me créer un meilleur thème pour cette section, je saurai le remercier comme il se doit.

Le mot de la fin

Je vais reprendre mon activité bloguesque, alors histoire d’être informé rapidement des nouveaux articles, je ne peux que vous conseiller, au choix (ou l’ensemble, c’est vous qui voyez après tout) :

  • la syndication rss (firefox le fait très bien par exemple) ;
  • la newsletter, en haut à droite le truc qui demande votre email (elle ne sert qu’à vous envoyer les infos du blog, aucun risque de spam) ;
  • twitter, tout le monde ne l’a pas mais c’est sacrément pratique mine de rien. Le lien vers mon compte se trouve aussi en haut à droite, et sinon ici.

Ce fut court mais bref, à très bientôt pour des nouvelles un peu plus fouillies fournies.

Je sais que vous vous plaignez de la cascade d’articles qui s’accumulent tous les jours sur ce blog.  Y en a trop, ça va trop vite, y a trop de matière, on n’a pas le temps de tout bien assimiler. Soit, je comprends. Mais je ne peux pas m’empêcher de poster un dernier article avant une petite pause (vous la méritez bien). Mon exposé sur les escargots n’est pas terminé, la tragédie grecque est dans le même état que le compte en banque de BP, je vais donc me contenter de publier un florilège de poèmes (rassurez-vous, ce sera court).

Ce sont des poèmes d’amour. Souvent assez bâclés, mais j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur etc. Bon la mise en page chie un peu, mais j’ai la flemme de m’en occuper, vous ferez de l’ordre par vous-même (ou sinon le lutin maître des lieux va user de ses pouvoirs cosmiques phénoménaux).

À une indifférente

Ô toi dont je n’agrémente les rêveries
Toi qui négliges de répondre à mes avances
Es-tu bien certaine que ton indifférence
S’appuie sur des raisons suffisamment mûries ?

Peut-être dans ta distraction – que je chéris -
N’as-tu mesuré de toute ta pertinence
Ni le charme anodin de ma sobre élégance
Ni la tendresse de mes humbles traits d’esprit

Il serait dommage de manquer l’occasion
D’être heureux par bête défaut d’obstination !
Si la concomitance de nos sentiments

N’est pas encore éclatante au première regard,
N’en sois pas moins assurée qu’à tous les égards
Je désire être pour toi un époux charmant.

La fontaine du village

C’était une fontaine fraîche et accueillante
Où les gars du village aimaient à s’abreuver.
On venait s’asseoir sur le rebord et rêver
Face aux troubles reflets de la mare ondoyante.

Aussi généreuse pour le père et le fils,
Le sage et le crétin, l’honnête et le fieffé,
Elle offrait son eau claire à tous les assoiffés;
C’est la vie qui coulait de son large orifice.

Ami qui cherches la source pure et secrète,
Pourquoi ne pas délaisser ta stérile quête
Pour tremper, un instant, penché sur la margelle,

Tes lèvres au creux d’une modeste fontaine ?
Songes-y, au détour de ta route incertaine,
Quand résonnera le chant de l’eau qui ruisselle.

L’espoir

Chaque mot que tu eus la grâce d’écrire
Dans ton dernier courrier, je l’ai lu mille fois.
Subtile, tu insinues – si je ne me fourvoie -
Que nous deux avons ensemble quelque avenir.
 

Cette nuit, dans un songe, tu m’as effleuré
Avec la délicatesse d’une princesse.
N’est-ce pas un signe flagrant, ô allégresse,
Que tu es enfin disposée à m’adorer ?

Je distingue dans les doux replis des nuages
Les reflets sereins de ton sourire enivrant.
La Nature m’envoie là un message évident
Et mon cœur bondit devant un si beau présage.

Ah, j’ai accumulé tant d’indices formels
Depuis près d’un an que bientôt, j’en suis certain,
Nous nous éveillerons de concert, au matin,
Comblés l’un et l’autre d’un bonheur éternel.

Une histoire d’amour qui ne dégouline pas de bons sentiments

Tu m’inondes de sentiments
Mais pas seulement
Tu m’asperges d’amabilités
De ton intimité
Et tu me noies sous des torrents
De jus de hareng
À présent, la chose est certaine :
À regrets, je rends mon anneau
Et je déclare : femme-fontaine,
Je ne boirai plus de ton eau.

 

Et enfin, je ne pouvais conclure sans une œuvre du maître de ces lieux (je passe sur le titre qui pourrait étonner les petits yeux des plus jeunes lecteurs (et lectrices) de ce blog) :

Ô toi,
toi qui est si grande,
arrête donc de pendre,
et suis mon émoi.

Ne vois-tu pas cette traînée,
cette fille au regard songeur,
qui empreinte de douceur,
cherche à se faire pénétrer ?

Bien sûr que non,
tu es aveugle,
mais de grâce évite que je ne meugle,
lorsque tu finiras dans un fion.

Bonjour à tous. L’auteur de ce blog m’a invité à intervenir dans ce blog dont il est l’auteur, et je le remercie éternellement pour cet incommensurable honneur qu’il me fait.

J’ai carte blanche, et il a été convenu que je ne parlerais ni de la vie de Benoît (bien qu’il y ait des choses intéressantes à divulguer), ni du Danemark, ni des tablets PC. Non, je compte plutôt en profiter pour publier des chroniques sur la société, sur les escargots, ainsi qu’une tragédie grecque.

Commençons aujourd’hui par la tragédie grecque. Comme toutes les tragédies grecques, celle-là a une portée morale, est pleine de rebondissements, finit mal et a pour titre le nom de l’héroïne : Eleucyde. Pas d’alexandrins, c’est beaucoup trop compliqué. C’est ma première pièce de théâtre donc j’espère que vous serez indulgents sur les maladresses, le manque d’intérêt, ou la médiocrité en général. Ci-dessous, la première scène du premier acte (version alpha). La suite viendra petit à petit.

L’action se déroule sur une plate-forme pétrolière.

Personnages :

Eleucyde, ingénieure en pétrochimie
Acmée, mécanicienne et confidente
Idoïnos, manœuvre
Théomaque, manœuvre
Philamède, ingénieur en électrotechnique
Taurion, chef d’équipe
Démétros, mécanicien
Charimnène, technicien
Archiméon, médecin et cuisinier
Reus, vétéran
Syluïs, l’étranger

Acte I Scène 1
Reus, Charimnène, Démétros, Eleucyde

Coucher du soleil.
Salle de repos. Sombre, mobilier vétuste : au fond, des tables et des bancs ; devant, des sièges et un sofa. Dans un coin, un billard ou un flipper, peu importe.
Reus au fond, immobile. Une bouteille sur la table, mais il ne boit pas.
Assis devant : Charimnène, Démétros et Eleucyde.

Charimnène, les yeux dans le vague
Ah ce temps ! Ah cette pluie ! Elle me rend fou.

Démétros, sec
Il ne pleut plus.

Charimnène
Il ne pleut plus ? Mais je l’entends encore, la pluie. Je l’entends distinctement. Elle martèle le pont et résonne jusqu’ici.

Eleucyde, douce
Non, Charimnène, je t’assure, la pluie s’est arrêtée. Les tôles ruissellent encore, mais dans peu de temps ce sera oublié.

Charimnène
Ah, cette tempête ! Depuis combien de temps souffle-t-elle ?

Eleucyde
Voyons, elle a cessé à présent. Souviens-toi comme ça hurlait, comme tout craquait. Nous balancions terriblement et nous avions peur. C’est fini maintenant. On entend l’eau clapoter. As-tu regardé en bas ? L’eau clapote doucement. Demain il fera un temps magnifique. Peut-être le bateau viendra-t-il, d’ailleurs.

Charimnène, riant ostensiblement
Le bateau, laisse-moi rire ! Depuis combien de temps n’est-il pas passé ? Deux mois, six mois ?

Eleucyde
Tu exagères ! La tempête…

Charimnène
Ah, elle a bon dos, la tempête. As-tu déjà vu le bateau ? T’en souviens-tu ? Il est énorme, il ne craint rien. Taillé pour braver la fureur et remuer les flots. S’il l’avait voulu, il serait venu depuis longtemps. Mais non, il ne veut pas s’embêter. Il a sans doute mieux à faire. Probablement nous a-t-il définitivement oubliés. Nous n’avons plus rien à manger que de sempiternelles conserves ? Tant pis pour nous. Les cuves sont pleines ? Grand bien leur fasse. Théomaque gît sur sa banquette, la main broyée ? Il peut crever dans ses délires et ses draps humides. Pour quelque raison, nous avons cessé de les intéresser, nous n’existons plus. Un jour, par hasard, ils passeront par ici et retrouveront nos charognes. Ils resteront perplexes un instant, puis les jetteront aux requins et aux oiseaux.

Eleucyde
Tu divagues complètement, mon pauvre. Sous la tourmente que nous avons eue, le bateau aurait gîté follement. Il se serait fracassé contre un pilier et nous aurait tous entraînés dans les abysses.

Démétros, saisissant le bras d’Eleucyde
Il a raison, Eleucyde. Tu es gentille, mais tu te caches l’évidence. Ca fait au moins quatre jours qu’on peut naviguer sereinement par ici. Le rafiot aurait pu venir deux fois.

Eleucyde
Laisse-lui un peu de temps. Les beaux jours reviennent. Je suis persuadé qu’il sera là dès demain, en même temps que le soleil. Je le sens.

Démétros
Réveille-toi ma petite. Ils savent que Théo agonise depuis des jours mais ils ne rappliquent pas. Ils s’en foutent. Quand on parvient, non sans peine, à les joindre à la radio – c’est-à-dire quand ils ont épuisé leur collection de soucis techniques farfelus prétextes à éviter la conversation – et bien, alors,  ils font mine de ne pas comprendre. Je pense qu’on les ennuie et qu’ils se moquent de nous. Ils viendront quand ça leur chante, voilà tout.

Eleucyde
Je ne te crois pas, Démétros. Ce serait cruel. Inhumain.

Démétros hausse les épaules.

Charimnène
Ah ! Je vois que je ne suis pas fou. Ou alors, nous sommes au moins deux. (Silence)
Ils nous ont abandonnés, ces matelots d’opérette. Pas de doute, ils ne viendront jamais. Pourtant, j’aurais besoin qu’ils m’emportent, vite. Ce climat me vide, me délave, m’assèche de l’intérieur. Je n’en peux plus de cette atmosphère huileuse et viciée. J’étouffe dans la moiteur, je me noie chaque jour davantage. Je pars à la dérive, lentement. Je le sens. Je me ramollis et m’effiloche. Dans trois jours, je suis une méduse. Il faut que je m’en aille. Je pars avec Théomaque, dès que possible.

Démétros, ferme
Allons, sois gaillard. Tu as choisi cette vie, ce n’est pas le moment de te débiner. Fais face, mon vieux, comporte-toi en homme. Nous formons une troupe ; comme nous tous, tu as choisi la vie au grand air, l’action, l’aventure…

Charimnène
L’action, l’aventure ? J’admire ton entrain, mais je ne perçois pas où est l’aventure dans notre claustration sous des tôles des heures durant. Quelle est l’aventure à se faire détremper nuit et jour, pour le plaisir d’ouvrir et refermer cent fois les mêmes vannes, de surveiller les mêmes alarmes ? Notre plus gaie distraction est de scruter au large les navires qui nous narguent. Nous sommes abandonnés des hommes et des dieux. Je suis toujours stupéfait que vous ne vous soyez pas tous autant abrutis que moi, ou que le vieux.

Geste vague vers Reus, au fond.

Démétros
Abandonnés ou non, ça ne change rien. C’est même mieux ainsi. Tu dois te prendre en main, mon brave. Je me demande quel secours tu attends encore de l’extérieur, à ton âge. Tu veux partir ? Tu crois que tu seras moins seul en ville ? Si tu te morfonds ici, c’est que tu t’ennuies toi-même. Ailleurs, tu chanteras la même rengaine qu’ici ; mais là-bas, tu n’auras pas de camarades pour te taper dans le dos. Tu n’auras pas la liberté, tu n’auras pas le vent salé, tu n’auras pas l’horizon. Il ne tient qu’à toi de donner du sens à tes actes ; personne ne le fera à ta place, nulle part.

Charimnène
Mais je ne veux pas méditer. (Se frappe la tête de la paume)
Cela fait des mois que je suis enfermé là-dedans, que je me cogne aux murs. Vois où cela me mène. Maintenant je veux bouger, je veux voyager.

Démétros
Je ne te crois pas.

Charimnène
Il faut que je voyage. Je partirai avec le bateau, ils ne pourront pas m’en empêcher. Ils ne veulent pas se déplacer ? Ils ont oublié notre existence ? (Fait mine de réfléchir)
Très bien, je sais comment les aiguillonner. (Rit nerveusement)
Cette nuit-même, j’allume un grand feu de joie sur le pont. Ils auront trop peur que tout explose. Vous verrez avec quelle célérité ils accourront ! Et demain soir, je dors dans un lit sec.

Eleucyde, avec un sourire compatissant
Décidément, tu es devenu fou.

Silence.

Eleucyde
Tu plaisantais, n’est-ce pas ?

Salutations camarades,

Vous vous êtes enflammés pour chercher qui pouvait bien être le fameux voleur de lait, vous avez proposé des scénarios que je n’avais pas considéré et qui auraient pu être valables, et enfin vous avez su vous montrer patient tandis que la réponse se faisait attendre.

Voilà enfin le moment de découvrir de qui il s’agit. Déjà je suis désolé de vous décevoir mais le chinois n’a pour une fois rien à voir, ensuite je dois dire que vous avez eu raison de croire en l’innocence des filles et de l’indien. Enfin non il ne s’agit pas d’un double jeu de l’hongrois ni d’un dédoublement de ma personnalité. Pour ceux qui ont encore en tête le sondage ou qui viennent d’aller le voir, vous en aurez donc déduit qu’il s’agissait du bulgare, ce gros coquinou plein de yaourt. Toutes mes félicitations aux 5 qui ont su voir clair dans son jeu.

Maintenant me direz vous pourquoi a-t-il agit ainsi et quels sont les sévices corporels que j’ai sélectionné pour le châtier ? Eh bien simplement il pensait taxer le lait du hongrois (qui avant mon arrivée avait jouissance de l’étage que j’occupe actuellement), et quand il a su que c’était le mien et non le sien il m’a simplement dédommagé en me tendant une nouvelle brique de lait.

Tout est bien qui finit bien donc, comme ce n’est pas toujours le cas dans le joyeux monde des colocs et en particulier de la Beach Maison (mais comme d’habitude nous y reviendrons). Vous aurez remarqué cependant que l’histoire ne raconte pas pourquoi le bulgare souhaitait taxer le lait du hongrois en premier lieu.

Du reste, j’en profite pour vous annoncer une petite mise à jour de la section photo de Bidikia, avec ma série craquage à la webcam avec l’effet miroir activé. Il faut savoir pour ma défense que j’essayais de travailler dur le soir en question et que la pause skype a quelque peu dérivé.

Scission hyperbolique

Scission hyperbolique

Bon mes Facebook friends ont déjà pu goûter à cette série de photos le soir même mais il ne faudrait pas négliger les autres n’est-ce pas ?

Ah encore une chose, mon coloc bulgare chante en ce moment l’hymne soviétique sous la douche. J’adore cette coloc.

Si vous avez raté les épisodes précédents, je vous invite à vous rendre ici et . Pour ceux qui préfèrent prendre la série en cours de route il s’agit d’un ensemble d’articles sur ma veille technologique concernant les tablets PC, dont voici là troisième et dernière partie à propos des tendances de ce marché.

Tendances du marché

La genèse

Notre histoire pourrait remonter très loin dans le passé, le premier brevet sur un stylet électrique remontant à 1881 avec Elisha Gray (pas celui du code, celui qui s’est fait coiffé sur le poteau téléphonique), cependant pour ne pas vous perdre dans des détails historiques nous allons nous en tenir à l’histoire du tablet PC stricto sensu.
Pour ceux qui ont lu attentivement la première partie vous savez déjà que le terme tablet PC est né en 2001 avec la conférence Comdex 2001. Bill Gates, alors PDG de Microsoft, promettait une décennie digitale et au milieu de celle-ci les tablets PC devaient être les PC portables les plus vendus aux États-unis (archives de CNN sur l’intervention de Gates au Comdex 2001).

Malheureusement pour le visionnaire le tablet PC était et est encore un marché de niche mais les choses commencent tout de même à sérieusement évolué dernièrement.

Le paradigme initial du tablet PC était d’offrir une alternative au PC portable classique en conservant la possibilité de l’utiliser comme autrefois mais en y apportant l’aspect stylo-compatible pour prendre des notes plus facilement. Ce concept a séduit nombre de fabricants, certains que l’on retrouve encore aujourd’hui et qui vivent bien de cette niche comme Acer ou HP, d’autres qui continuent mais qui peinent à trouver leur voie comme Fujitsu, et encore d’autres qui ont tenté leur chance mais qui ont recentrés leurs activités ailleurs comme Nokia.

Le marché des tablets PC n’a cessé de grossir au fil des années même s’il n’est pas devenu aussi grand que l’espérait Gates il y a 10 ans de cela. Sans tenter de comprendre l’échec relatif du concept il est clair que les technologies de touch qui ont mis du temps à devenir fiable et surtout rapide, les prix prohibitifs par rapport à un portable classique, et la fragilité des modèles ont contribué à refroidir les ardeurs de certains.

Quoiqu’il en soit 1 PC portable vendu aux États-unis sur 5 est aujourd’hui un tablet PC, et la plupart des grosses entreprises informatiques qui font du PC portable font également au moins un modèle de tablet PC. En outre le marché a gagné en puissance depuis 2007 avec l’entrée en matière de nouvelles entreprises compétitives comme Lenovo, l’arrivée du multi-touch d’abord sur iPhone puis sur tablet PC, et par l’essor des smartphones un regain d’intérêt pour les technologies touch dont le tablet PC a pu en partie profiter.

Les tablets PC les plus attendus

Apple iPad

Parmi les tablets qui risquent de faire bouger les choses, nous avons en premier lieu celui à l’origine du buzz récent sur les slates, l’Apple iPad. Celui-ci dispose d’une part de tout l’attrait médiatique que réussi à glaner Steve Jobs autour de n’importe quelle nouveauté de la marque, mais d’autre part mise sur un changement de paradigme certes déjà initié avant lui mais qu’il énonce clairement.

Pour Jobs, le tablet PC et en particulier le slate sont une alternative intéressante au PC portable classique. Les smartphones et les PC portables sont à un point de convergence, et l’alternative du netbook n’est pas satisfaisante pour lui. Ainsi il propose ce qu’il pense être un appareil ayant hérité du meilleur du smartphone et du PC portable.

Bon ça c’est pour la théorie derrière l’iPad, dans les faits cela apporte un indéniable regain de visibilité pour les tablets PC (en particulier les slates donc), et nous verrons bien à l’usage s’il s’agit juste d’un iPhone en un peu plus grand ou non. Quoiqu’il en soit il est prévu pour Avril 2010 (autrement dit il commence à être disponible à l’heure où j’écris ses lignes), il se décline en version wifi et 3G, et pour l’anecdote il a généré 75 millions de dollars de chiffre d’affaires dès le premier jour de précommande.

HP Slate

Prévu pour Juin 2010 l’HP Slate est en quelque sorte la réponse conjointe d’HP et de Microsoft à l’iPad.

Celui-ci mise sur le savoir-faire des deux entreprises dans le domaine, et compte prendre à son propre jeu Apple. Optimisé niveau poids et performances, les principaux avantages mis en avant contre l’iPad sont la gestion de flash (principal manque reproché à l’iPad) et la gestion du multi-touch avec les fonctionnalités de Windows Seven (héritées de Surface), dont les capacités d’interactions ont été approuvés depuis 2008.

En dehors de cela nous connaissons depuis début Avril le détail technique du futur HP Slate (et en prime un comparatif avec l’iPad), que je vous invite à découvrir chez engadget.

Excepté le prix à la vue de ce comparatif le Slate d’HP semble bien parti dans la course.

Microsoft Courier

Microsoft CourierPrévu pour 2011, il s’agit du concept de Booklet PC de Microsoft.

Microsoft cherche avec le Courier à concurrencer directement l’iPad sur le créneau des appareils mobiles dédiés à la lecture (les deux misant sur le fait que les ebooks readers vont disparaitre ou à défaut ne pas les gêner sur ce créneau qui leur était jusqu’alors réservé), en poussant l’aventure de la lecture électronique plus loin encore avec un ordinateur se présentant comme un livre, avec possibilité de tourner les pages virtuelles de manière similaire à la réalité.

Se définissant à la base comme un journal digital, Microsoft a récemment décidé d’élargir le public et les possibilités d’utilisation pour en faire un tablet PC plus polyvalent.

Côté technique, il devrait gérer le multi-touch et lire silverlight (le pendant Microsoft de Flash).

Enfin pour clore la partie sur les tablets attendus prochainement, voici une vidéo de présentation du Microsoft Courier (la musique et la voix féminine sont vraiment agréables) :

Les outsiders

Le Lenovo IdeaPad U1 Hybrid

Prévu pour Juin 2010, il se veut un compromis entre un netbook et un slate, avec possibilité de détacher l’écran pour basculer d’un mode d’utilisation à un autre. Il s’agit en fait de deux ordinateurs en un :

  • deux microprocesseurs ;
  • deux disques-durs ;
  • deux systèmes d’exploitations.

Ce Lenovo pourrait très bien tirer son épingle du jeu en jouant sur ceux hésitant entre un tablet PC et un netbook, et ceux souhaitant à la fois un convertible et un slate.

Les autres

Sans les détailler plus avant, les netbooks/tablets PC et les tablet PC lowcost pourraient très bien fonder une niche dans ce marché qui semble émerger en ce moment. Citons pour les premier le Asus T91 et pour les seconds le FreeScale Smartbook.

L’état actuel du marché

Avant de clore cette article sur les tendances du marché, je vais simplement rappeler les idées importantes sur l’état actuel du marché.

2010 est vraiment une année charnière pour le tablet PC, en particulier les mois à venir avec l’arrivée de l’iPad et du HP Slate. C’est en ce moment que se joue la bataille pour les tablets PC, à savoir si les rêves de Gates vont d’une certaine manière devenir une réalité, si les tablets vont réussir à évoluer pour se développer, ou si finalement ils vont disparaître au profit d’une nouvelle gamme de PC portables.

Le combat marketing se fait sur des technologies similaires, et l’accent est mis sur une recherche poussée pour de nouvelles fonctionnalités. Le marché connaît une forte expansion et une visibilité accrue suite à l’annonce de l’iPad, qui était encore un marché de niche il y a peu (2001 – 2008). Cela étant, pour les entreprises qui ne peuvent pas concurrencer les grands groupes sur les Tablet PC « génériques », le marché de niche (typiquement ceux cités juste au-dessus) semble la seule voie possible dans ce marché saturé.

Ce qui nous attend

Outre l’ouverture plus ou moins rapide vers le monde des netbooks, voici les tendances attendues au cours des prochains mois/années.

Ouverture sur le monde des smartphones

Le rapprochement de Jobs entre les mondes des smartphones et des tablets PC semblent avoir inspiré d’autres entreprises de télécommunication. En effet Blackberry et Nokia (qui fait son retour dans le domaine) comptent développer des intermédiaires entre les deux dispositifs.

L’inspiration vient aussi de l’OS pour appareils mobiles de Google. En effet Android devrait servir pour Dell (même si pour l’instant cela correspond plus à un large smartphone plutôt qu’à un tablet PC), HP, Toshiba et Google pour développer de nouveaux tablets PC.

Utilisation commune tactile et stylet

Avec Microsoft Research en leader dans le domaine, il y a sur cette tendance le projet Gustav qui me plait beaucoup et qui je l’espère sera une réussite. Je vous laisse le découvrir en vidéo, simplement pour les non-anglophones voici un autre lien :


Get Microsoft Silverlight

Outre cet instant poésie Microsoft développe des interactions communes stylet/tactile pour des utilisations plus générales, même si nous retrouvons des similitudes entre le projet Gustav et les démonstrations d’utilisations simultanées :

Mort des e-book readers

Même si l’Amazon Kindle, le Barnes & Noble Nook ou encore le Sony Reader n’ont pas encore dit leur dernier mot, force est de constater que l’engouement pour l’E Ink, cette encre électronique qui permet l’affichage d’informations digitales avec le même confort de lecture qu’un vrai livre, tend à s’évanouir. Les améliorations des appareils cités tardent à arriver, les prototypes des nouvelles versions ne se montrent pas assez convaincants, et surtout l’E Ink en couleur se fait attendre.

Ainsi soit les e-book readers parviennent à évoluer et à sortir l’E Ink en couleur à temps, soit ils vont se faire éclipser par l’iPad et les Booklets PC. D’ailleurs outre le Microsoft Courier il a été confirmé que Toshiba travaille sur un Booklet PC de même.

Pour aller plus loin que cette veille technologique

Cette présente veille technologique n’est qu’un résumé de ce qui se fait actuellement dans le monde des tablets PC, pour poursuivre la veille de votre côté je ne peux que vous recommander de rajouter à vos flux RSS ou à vos favoris les sites suivants (qui ne sont autres que mes sources) :

Ainsi que ceux-ci, plus généralistes dans le domaine des gadgets et denrées électroniques, mais qui forment une source très importante d’informations (et de première main) :

J’espère que cette veille technologique vous aura plu et vous aura ouvert au monde du tablet PC. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne continuation si vous avez décidé de suivre mon conseil et sinon nous nous croiserons sans doute encore dans la catégorie Geekeries de mon blog.

Pour rappel, cet article fait partie de la série sur ma veille technologique à propos des tablets PC. Le premier servant d’introduction peut se retrouver ici et le dernier traitant des tendances du marché est accessible par là. Sans transition nous enchaînons sur quelques aspects technologiques bons à connaître.

Aspects technologiques

Moyens d’interactions

Les moyens d’interactions avec un tablet PC peuvent globalement être réunis en 4 catégories :

  • Le stylet : Premier moyen d’interaction historique, il correspond à une sorte de stylo et joue sur cette similarité pour les interactions possibles avec lui. Il peut en outre disposer de boutons pour faire défiler les actions possibles ou accéder à certaines fonctionnalités.
  • Le doigt : Moyen d’interaction des plus simples s’il en est, au moins dans le principe d’utilisation général. Il suffit de toucher l’écran avec le bout de son doigt pour interagir.
  • le simple-touch : Désigne les technologies touch où seule une interaction à la fois peut-être correctement interprété.
  • le multi-touch : Possibilité de cumuler les interactions simultanées de type touch, et surtout d’interpréter les combinaisons de celles-ci pour augmenter le champs des interactions possibles.


Types d’écrans

Ces moyens d’interactions ne sont possibles que grâce aux technologies dont disposent les écrans sensibles. Sans chercher à être exhaustif, les principaux types d’écrans sont :

  • résistifs : la surface sensible est formée de deux plaques, une de verre et une de plastique, espacée d’un léger espace qu’une pression de doigt ou de stylet peut combler. Les plaques étant conductrices, le courant passe au niveau de la jonction ce qui donne la position du contact.
  • thermorésistifs : la chaleur du doigt est détectée par un réseau de senseurs à infrarouges. Il existe des stylets « chauds » pour utilisation sur ces écrans, mais il s’agit alors plus d’une émulation de doigt que d’un usage répandu ;
  • capacitifs : l’écran dispose d’un champ de charges que le doigt ou le stylet perturbe à son contact, ce que l’écran détecte. A noter que le contact n’est pas forcément nécessaire pour cette technologie, un survol proche peut suffire ;
  • à reconnaissance d’efforts : autrement dit l’écran reconnaît la pression qu’on lui exerce grâce à des jauges de contraintes disposées sur l’ensemble de la surface sensible ;
  • à interférences d’ondes : une figure d’interférence est crée sur la surface de l’écran par ondes sonores ou infrarouges, et la perturbation engendrée par le touch dans la figure d’interférence peut-être interprétée (calculée) en termes de coordonnées sur l’écran.

Outre ces types d’écrans généraux, parmi ceux spécifiques à un usage avec stylet nous pouvons citer :

  • les électromagnétiques : de deux sous-types, stylet passif : la surface sensible émet un champ électromagnétique, et des circuits dans le stylet émettent un champ en réponse de par l’action du courant induit. La surface passe alors en mode réception et peut interpréter le champ réponse pour déterminer la position du stylet. Ce type d’écrans existent aussi avec le stylet servant d’émetteur (stylet actif), le tablet PC ne fonctionnant alors qu’en mode réception ;
  • les optiques : une micro-caméra est placée au bout du stylet, et une reconnaissance de motif entre l’image transmise et l’image sur l’écran permet de reconnaître la position du stylet.

A noter que ces types d’écrans ne sont pas exclusifs, par exemple les capteurs de pressions sont souvent utilisés en plus d’un autre type d’écran.

Types d’interactions

Nous arrivons enfin aux types d’interactions à proprement parler, à savoir ce qu’on peut faire avec nos doigts et nos stylets sur des tablets PC.

Du Pointage/Localisation

Première interaction disponible avec d’abord le stylet puis le doigt, basiquement il s’agit d’émuler une souris en vue d’en remplacer l’usage. Au niveau interaction la seule différence entre les deux périphériques est que la souris fournit des coordonnées relatives à l’ordinateur (déplacement dans une direction) alors que le stylet fournit sa position absolue sur la surface sensible (et donc par extension sur l’écran).

De la reconnaissance d’écriture

Permet de manière native ou suite à un apprentissage d’interpréter une encre électronique (une suite ordonnée de pointages).

Ce mode co-existe souvent avec le pointage simple et le distingo dépend de la zone ou du contexte (comme dans les exemples ci-contre). Le contexte peut par exemple être modifié par utilisation de boutons sur le stylet ou en formant une figure spécifique sur l’écran.

A noter également que cette reconnaissance d’écriture (dite online) utilisant l’encre électronique s’oppose à la reconnaissance dite offline qui ne prend pas avantage de l’ordre et de la manière d’écrire comme peut le faire la méthode online, mais correspond simplement à de la reconnaissance de caractères.


De la manipulation directe

Cette interaction correspond à une sur-couche d’implémentation de réactions au pointage. Elle permet entre autres de déplacer, tourner, agrandir/rétrécir des objets considérés comme des entités graphiques dont les propriétés de réactions au pointage sont spécifiques.

En clair les entités affichées à l’écran peuvent réagir de manière analogue à un objet réel ou suivant un paradigme bien défini en vue d’une manipulation plus simple et plus intuitive. Vous pouvez déplacer ce qui apparaît comme un bout de papier à l’écran comme un tout et vous pouvez le pousser ou le faire tourner comme vous pourriez le faire avec un bout de papier sur votre table (si elle n’est pas trop encombrée pour le faire).

Cette interaction qui est au cœur des innovations actuelles en matière de recherche bénéficie avantageusement de la détection d’autres informations comme la vitesse, l’orientation, la pression pour étendre encore plus les possibilités de ce type d’interactions. En outre c’est sur elle que les travaux sur le multi-touch et les interactions conjointes stylet/doigt sont les plus importantes.

De la reconnaissance de gestes

Prolongation de la reconnaissance de l’écriture, pour interpréter des symboles « quelconques », à savoir autre que l’usage calligraphique classique, pour l’utilisation de caractères spéciaux et même pour des symboles définis par l’utilisateur.

En plus de cela cette reconnaissance permet de gérer avec touch des actions de commandes plus facilement, et limite ainsi le recours à des boutons virtuels ou sur la coque du tablet PC pour le pilotage (typiquement navigation dans l’OS et opérations sur des fichiers) de l’ordinateur.

Savoir prendre avantage des capteurs d’inclinaisons

Il ne s’agit d’ailleurs pas à proprement parlé de capteurs mais de détecteurs.

Pour pouvoir utiliser cette fonction la surface sensible doit pouvoir considérer un touch (de doigt ou de stylet à pointe « large ») comme une tache et non un simple point. En outre il faut espérer que la tache ne soit pas symétrique pour pouvoir l’orienter correctement (ce qui est le cas pour une empreinte de doigt si celui-ci n’est pas complètement écrasé sur l’écran mais forme un angle).

Si ces conditions sont remplies il est alors possible de suivre l’inclinaison du touch et de s’en servir par exemple en coopération avec la manipulation directe.


Nous voilà arrivé au terme de notre voyage à travers les aspects technologiques, si vous voulez maintenant bien me suivre pour découvrir les tendances du marché des tablets PC, c’est par ici que ça se passe.